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Comprendre les notions

Doublon exact ou visuel, master, confiance, compagnons, volumes faibles, déplacements détectés.

Source, volume, catalogue

  • Une source est un disque ou un dossier que vous avez désigné pour l’analyse. L’application la retrouve par un signet d’autorisation, même si le disque est monté à un autre endroit.
  • Un volume est un disque ou une partition. Il ne peut porter qu’une source.
  • Le catalogue est la base de données locale où l’application enregistre tout ce qu’elle sait : fichiers, empreintes, métadonnées, groupes, décisions, réglages, plans, journal, historique. Vos photos, elles, ne sont jamais copiées dans le catalogue.

Doublon exact

Deux fichiers sont des doublons exacts quand leur contenu est identique octet pour octet, ce que l’application établit par leur empreinte SHA-256 complète. Pour éviter de tout lire, elle procède par étapes :

  1. seuls les fichiers de même taille peuvent être identiques ;
  2. parmi eux, une empreinte partielle (quelques portions du fichier) écarte vite les différents ;
  3. seuls les candidats restants sont lus en entier pour calculer le SHA-256.

Seul le SHA-256 complet fait un doublon exact. Un candidat dont l’empreinte complète n’est pas encore calculée est présenté comme « Doublon exact probable, hash complet requis », jamais comme exact. Le nom, la date ou la taille seuls ne suffisent jamais.

Un doublon exact affiche une confiance établie : « Contenu identique · 100 % · SHA-256 complet vérifié ».

Doublons probables

Deux images sont des doublons probables quand elles se ressemblent au point d’être probablement la même photographie, sans être identiques octet pour octet : un JPEG réenregistré, une version redimensionnée, un passage en noir et blanc.

L’application calcule pour chaque image deux empreintes visuelles (dHash et pHash) et rapproche deux images seulement si les deux empreintes sont proches (au plus 10 bits de différence sur 64). Ce double critère est volontairement strict : dans le doute, l’application préfère manquer un rapprochement que d’en inventer un.

Limites mesurées, à connaître :

  • le recadrage n’est pas reconnu ;
  • la rotation n’est pas reconnue ;
  • de fortes variations de contraste peuvent faire manquer un rapprochement.

Plusieurs scans du même négatif, recadrés différemment, ne seront donc généralement pas regroupés en v1.0.

Un doublon probable affiche une confiance estimée (« Probablement la même photographie · 90 % estimé ») : c’est une proposition à confirmer dans le Centre de revue.

Master

Le master d’un groupe est l’exemplaire à conserver en priorité, la « meilleure » version. L’application en recommande un selon une règle notée sur 100 (résolution, profondeur de bits, format, métadonnées, profil de couleur, taille, date de prise de vue) et explique son choix critère par critère. Vous pouvez en choisir un autre (« Choisir comme master »).

La note du master n’est pas une probabilité : c’est le résultat d’une règle. Son niveau (« Recommandation nette », « Recommandation à confirmer, écart faible », « Égalité stricte, master à confirmer », « Contenu identique, tous les exemplaires se valent ») dit s’il faut y regarder de près.

Confiance

Toute proposition de l’application affiche sa confiance. Deux natures, que l’interface ne mélange jamais :

NatureAspectSens
Établiesceau coché, sans mention « estimé »Un fait vérifié : contenu identique par SHA-256
Estiméebadge coloré, toujours suivi de « estimé »Une déduction, avec un qualificatif : « Même négatif » (≥ 95 %), « Probablement la même photographie » (≥ 80 %), « Possiblement liées » (en dessous)

Compagnons (sidecars, XMP, RAW+JPEG)

Un compagnon est un fichier qui accompagne un fichier principal et n’a de sens qu’avec lui, typiquement le fichier XMP où Lightroom ou Capture One enregistrent vos retouches à côté d’un RAW (IMG_0042.CR2 et IMG_0042.xmp, ou IMG_0042.CR2.xmp).

Déplacer un RAW sans son XMP ferait perdre tout le travail de retouche, et aucune vérification d’empreinte ne le détecterait, puisque chaque fichier, pris seul, serait copié parfaitement. L’application reconnaît donc ces associations (même dossier, même nom de base) et traite le principal et ses compagnons comme une unité lors d’un transfert : ils partent ensemble ou pas du tout, quelle que soit la stratégie de collision. En cas de renommage, le compagnon suit le nouveau nom de son principal.

Extensions reconnues comme compagnons : xmp, aae, thm, pp3, dop, on1, cos. Deux conditions pour qu’ils soient associés à leur principal lors d’une analyse :

  • ils doivent être inventoriés : cochez « XMP » parmi les types « Optionnels » de l’Assistant de scan, et ajoutez les autres extensions voulues dans « Autre extension » ;
  • l’analyse « Extraction des métadonnées » doit être cochée : c’est pendant cette phase que les associations sont établies.

Volumes forts et volumes faibles

Pour reconnaître un fichier d’une analyse à l’autre, l’application s’appuie sur ce que le système de fichiers lui garantit.

  • Un volume fort (APFS, HFS+) fournit des identifiants de fichiers fiables.
  • Un volume faible (typiquement exFAT ou FAT, fréquents sur les disques et cartes partagés avec Windows, ou un format inconnu) n’en garantit pas. L’application y reconnaît les fichiers par leur chemin et, en dernier recours, par leur contenu.

Conséquences pratiques sur un volume faible : un renommage ou un déplacement fait hors de l’application demande un peu plus de travail à l’analyse suivante (voir ci-dessous), et le renommage par lots y est impossible.

Déplacements détectés

Si vous renommez ou déplacez des fichiers hors de l’application (dans le Finder, par exemple), l’analyse suivante de la source cherche à les reconnaître plutôt que de conclure « un fichier supprimé, un fichier nouveau » :

  • sur un volume fort, par l’identifiant du fichier ;
  • sur un volume faible, par le contenu : un fichier disparu dont l’application connaît l’empreinte SHA-256 est rapproché d’un nouveau venu de même empreinte. Vos décisions de revue le suivent.

Limites :

  • un fichier disparu dont l’application ne connaissait pas l’empreinte complète n’est pas rapproché automatiquement. Si un seul nouveau fichier porte le même nom, la même taille et la même date, l’application vous le propose dans « À revoir » (« Déplacement proposé ») : rien n’est rattaché tant que vous n’avez pas choisi « Rattacher à l’ancien » ou « Garder séparés ». Le contenu n’ayant pas été comparé, vérifiez avant de rattacher ; ce choix est définitif ;
  • pour qu’un disque soit toujours reconnu par le contenu, cochez « Empreinte complète » sous sa source dans l’Assistant de scan : l’analyse suivante lira chaque fichier en entier (beaucoup plus long), puis tout déplacement sera rapproché automatiquement ;
  • un rapprochement ambigu (plusieurs candidats possibles) n’est jamais tranché automatiquement : il est signalé « À revoir ».

Espace récupérable et espace libéré

  • Espace récupérable : la place qu’occupent les copies en trop, ou les sources d’un déplacement tant que la Corbeille n’est pas vidée. Rien n’est encore libéré.
  • Espace libéré : les octets réellement supprimés définitivement.

Mettre des fichiers à la Corbeille ne libère aucune place tant que vous ne la videz pas ; l’application ne la vide jamais.

Plan, simulation (dry run), journal

  • Un plan est la liste exacte des opérations qu’un transfert effectuera, calculée avant toute écriture.
  • Une simulation (dry run) est un plan qui ne peut pas être exécuté. Le plan réel qui en dérive lui est comparé par son empreinte : identique, il fera exactement ce que la simulation annonçait.
  • Le journal de transactions enregistre chaque opération sur un fichier avant de l’effectuer, puis son résultat. C’est lui qui permet de reprendre sans erreur après une panne.