Un outil de déduplication peut se tromper de deux façons. Il peut manquer un doublon : vous gardez une copie de trop, et c’est réparable. Il peut aussi inventer un doublon : deux photographies différentes sont présentées comme la même, vous en écartez une, et elle est perdue. Obscura Trace est réglé pour que la seconde erreur soit la plus rare possible. Dans le doute, il conserve.
Un doublon exact est un fait
Deux fichiers sont des doublons exacts quand leur contenu est identique octet pour octet. L’application l’établit par leur empreinte SHA-256 complète. Pour ne pas tout lire, elle procède en trois temps :
- seuls les fichiers de même taille peuvent être identiques ;
- parmi eux, une empreinte partielle, faite de quelques portions du fichier, écarte vite les différents ;
- seuls les candidats restants sont lus en entier pour calculer le SHA-256.
Seul le SHA-256 complet fait un doublon exact. Le nom, la date ou la taille ne suffisent jamais. Un candidat dont l’empreinte complète n’est pas encore calculée s’affiche « Doublon exact probable, hash complet requis », jamais comme exact.
Un doublon exact porte une confiance établie : « Contenu identique · 100 % · SHA-256 complet vérifié », avec un sceau coché et sans le mot « estimé ».
Un doublon probable est une estimation
Un JPEG réenregistré, une version redimensionnée ou un passage en noir et blanc ne sont pas identiques octet pour octet. Ce sont pourtant la même photographie. Pour les rapprocher, l’application calcule pour chaque image deux empreintes visuelles, dHash et pHash. Elle ne rapproche deux images que si les deux empreintes sont proches : au plus 10 bits de différence sur 64.
Ce double critère est volontairement strict. Un doublon probable porte une confiance estimée, toujours suivie du mot « estimé » :
| Qualificatif | Seuil |
|---|---|
| « Même négatif » | 95 % ou plus |
| « Probablement la même photographie » | 80 % ou plus |
| « Possiblement liées » | en dessous |
Une estimation n’est jamais affichée comme un fait. Elle se confirme dans le Centre de revue.
Ce que les empreintes visuelles ne voient pas
Les limites mesurées sont publiées, pas cachées :
- le recadrage n’est pas reconnu ;
- la rotation n’est pas reconnue ;
- de fortes variations de contraste peuvent faire manquer un rapprochement.
Plusieurs scans du même négatif, recadrés différemment, ne seront donc généralement pas regroupés dans la version actuelle. C’est le prix de seuils prudents : un rapprochement manqué se rattrape à l’œil, un rapprochement inventé coûte une photo.
Le master est une recommandation, pas une probabilité
Dans chaque groupe, l’application recommande l’exemplaire à conserver en priorité, le master. Elle applique une règle notée sur 100, à sept critères : résolution, profondeur de bits, format, métadonnées, profil de couleur, taille, date de prise de vue. Elle explique son choix critère par critère, en nommant les fichiers.
Cette note n’est pas une probabilité. C’est le résultat d’une règle. Son niveau dit s’il faut regarder de près : « Recommandation nette », « Recommandation à confirmer, écart faible », « Égalité stricte, master à confirmer ».
Vous décidez, rien ne bouge
Dans le Centre de revue, chaque décision a son bouton et son raccourci : « Choisir comme master », « Conserver » (⇧⌘K), « Marquer comme version » (⇧⌘V), « Marquer comme doublon » (⇧⌘D). Aucune décision ne touche un fichier. Elles sont enregistrées dans le catalogue, durables, et se défont par « Rouvrir le groupe ».
Elles servent ensuite au transfert : les doublons que vous avez écartés ne sont pas copiés, et restent dans la source. Rien ne les met à la Corbeille.
Le détail est aux chapitres Comprendre les notions et Centre de revue du guide.